
McLaren a profondément transformé son fonctionnement interne, une évolution que son directeur de la compétition Randeep Singh considère comme l’une des principales raisons du retour au sommet.
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Selon Singh, l’arrivée d’Andrea Stella à la tête de l’équipe championne du monde, associée au leadership de Zak Brown, a permis de créer un environnement dans lequel les employés disposent de davantage de liberté et de responsabilités.
« Le principal changement vient simplement du leadership avec Andrea et Zak, et je pense que cela a donné à chacun les moyens de faire son travail, explique-t-il. Il n’y a aucune recherche de coupable. Je ne sais pas si l’on réalise à quel point c’est important. »
Plus peur de mal faire
Cette philosophie serait particulièrement bénéfique dans des domaines comme la stratégie, où les décisions doivent être prises rapidement et reposent souvent sur des probabilités plutôt que sur des certitudes : « Lorsque vous faites des choses assez stressantes, qui peuvent mal tourner parce qu’elles reposent sur des pourcentages, comme la stratégie, vous pouvez parfois commencer à vous demander : “Que vont penser les autres si je fais une erreur ?” »
Chez McLaren, Singh assure que cette crainte a pratiquement disparu : « Il n’y a rien de tout cela ici. Vous vous concentrez simplement sur l’amélioration permanente. Vous ne vous inquiétez pas lorsqu’il y a un mauvais résultat. »
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Cela ne signifie toutefois pas que les erreurs sont ignorées. Elles sont analysées afin d’en comprendre les causes et d’éviter qu’elles ne se reproduisent, mais sans chercher à désigner un responsable : « S’il y a une mauvaise décision, évidemment, vous essayez de l’analyser en profondeur, de la comprendre et de vous améliorer. Mais sincèrement, il n’y a absolument aucune recherche de culpabilité. Il arrive que nous terminions des courses durant lesquelles des erreurs ont été commises. »
Travailler en confiance
Pour Singh, cette approche permet à McLaren de traiter succès et échecs avec le même recul : « Les bonnes choses, les mauvaises choses, vous les traitez de la même manière. C’est vraiment quelque chose qui donne beaucoup de confiance et de liberté. »
Cette culture interne, instaurée sous Brown et Stella, apparaît ainsi comme l’un des éléments ayant permis à McLaren de retrouver progressivement son statut d’écurie capable de se battre pour les championnats.
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