
Max Verstappen a réussi à remonter de la cinquième à la troisième place à Monza. Mais une faiblesse de la Red Bull l’a empêché de rivaliser jusqu’au bout avec les Mercedes.
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Max Verstappen peut se satisfaire d’avoir retrouvé le podium au Grand Prix d’Italie, mais le Néerlandais reconnaît que Red Bull ne disposait tout simplement pas des armes nécessaires pour battre Mercedes à Monza.
Parti cinquième, le quadruple champion du monde a pourtant rapidement progressé dans la hiérarchie. Il s’est débarrassé de plusieurs adversaires et a même réussi à prendre momentanément les commandes de la course en dépassant George Russell.
Mais une faiblesse inhabituelle sur un circuit comme Monza a fini par condamner ses ambitions : la vitesse de pointe de la RB22, associée à des difficultés dans le déploiement de l’énergie.
Verstappen se retrouve même en tête
Le début de course de Verstappen avait pourtant de quoi nourrir quelques espoirs.
Le pilote Red Bull a rapidement gagné plusieurs positions après son départ depuis la troisième ligne. Il a notamment pris l’avantage sur Lewis Hamilton, Charles Leclerc et Pierre Gasly pour se rapprocher de Russell.
Après l’interruption provoquée par l’accident de Leclerc et le nouveau départ, Verstappen a continué à se montrer particulièrement agressif.
Il est finalement parvenu à dépasser Russell et à prendre la tête. Mais le Britannique disposait d’une Mercedes plus efficace dans les longues portions à pleine charge et a rapidement réussi à reprendre l’avantage.
La menace est ensuite également venue de Kimi Antonelli. Parti seulement 19e, l’Italien a réalisé une remontée spectaculaire avant de dépasser Verstappen et de rejoindre son équipier aux avant-postes.
“La vitesse de pointe n’était pas notre alliée”
Après la course, Verstappen a expliqué que la RB22 souffrait particulièrement dans certaines portions du circuit.
“Il y a eu de belles batailles. J’ai dû tenter plusieurs dépassements par l’extérieur parce que nous avions énormément de difficultés avec le déploiement entre les virages 2 et 4 par rapport à nos concurrents”, explique le Néerlandais.
Un problème particulièrement handicapant à Monza, où la capacité à accélérer efficacement dans les longues lignes droites est essentielle pour attaquer comme pour défendre.
Et ce n’était pas la seule difficulté rencontrée par Red Bull.
“Globalement, la vitesse de pointe n’était pas notre alliée aujourd’hui. J’ai simplement essayé de rester au contact, mais ils étaient un peu trop rapides.”
Une déclaration assez révélatrice sur un circuit où Red Bull aurait justement eu besoin d’une excellente efficacité en ligne droite pour lutter contre les Mercedes.
Contraint d’attaquer par l’extérieur
Le déficit de vitesse a également influencé la manière dont Verstappen a dû effectuer ses dépassements.
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Dans l’impossibilité de systématiquement compter sur une vitesse supérieure en ligne droite, le quadruple champion du monde a régulièrement dû prendre davantage de risques au freinage et chercher des trajectoires inhabituelles.
“C’est pour cela que j’essayais de rester dans ce mode d’attaque.”
Verstappen a ainsi réussi plusieurs manœuvres par l’extérieur pour continuer sa progression.
Mais face aux deux Mercedes, la situation était différente. Russell et Antonelli possédaient suffisamment de rythme pour empêcher le Néerlandais de rester durablement dans leur sillage.
“À un moment donné, j’ai perdu cette possibilité et j’ai simplement essayé de faire ma propre course.”
Le Virtual Safety Car oblige Verstappen à remonter
La stratégie a ensuite ajouté une difficulté supplémentaire à la course du pilote Red Bull.
Lors du Virtual Safety Car à mi-course, Verstappen est rentré aux stands afin de chausser un nouveau train de pneus durs. Il a alors repris la piste en septième position et devait de nouveau dépasser plusieurs concurrents pour retrouver les avant-postes.
Le Néerlandais est parvenu à remonter progressivement.
Il s’est notamment débarrassé de Gasly puis de Norris avant de retrouver Hamilton et Piastri. La bataille avec la McLaren de l’Australien lui a néanmoins coûté un temps précieux au moment où les Mercedes s’échappaient devant.
Verstappen a finalement réussi à sécuriser la troisième position et à monter sur le podium.
Mercedes était simplement trop rapide
Devant, Antonelli et Russell ont fini par transformer la course en duel interne.
Russell semblait initialement avoir pris l’avantage grâce à sa position en piste, mais ses pneus très usés ont permis à Antonelli de revenir dans les derniers tours.
L’Italien, qui disposait de gommes plus fraîches après son arrêt sous Virtual Safety Car, a finalement dépassé son équipier au 50e tour pour décrocher une victoire historique après être parti 19e.
Verstappen n’avait alors plus les moyens de se mêler à cette bataille.
Son rythme lui a permis de terminer devant le reste du peloton, mais pas de contester la supériorité des Mercedes.
Verstappen satisfait malgré tout du podium
Dans ces conditions, le Néerlandais préfère retenir le résultat positif.
“Je suis content de cette troisième place et d’être sur le podium ici.”
Un résultat d’autant plus appréciable que Red Bull avait déjà rencontré des difficultés pendant les qualifications. Verstappen avait révélé après la séance qu’un problème mécanique récurrent à l’arrière de la RB22 avait perturbé son samedi et contribué à sa sixième place initiale, devenue une cinquième position sur la grille après la pénalité de Piastri.
La course a confirmé que Red Bull possédait suffisamment de rythme pour se battre aux avant-postes, mais également que la RB22 conservait des faiblesses importantes.
Verstappen aura donc maximisé le potentiel de sa Red Bull à Monza. Mais entre les difficultés de déploiement et un manque de vitesse de pointe particulièrement pénalisant, le Néerlandais reconnaît que les Mercedes étaient tout simplement trop rapides pour lui permettre de transformer sa remontée en victoire.
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