Charles Leclerc craint le pire pour Ferrari à Monza : “Nous allons être très exposés”

Charles Leclerc craint le pire pour Ferrari à Monza :

Charles Leclerc partira troisième à Monza devant Lewis Hamilton, mais le Monégasque redoute que le manque de vitesse de pointe de Ferrari ne transforme la course en véritable casse-tête.

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Ferrari occupera toute la deuxième ligne au départ du Grand Prix d’Italie, mais Charles Leclerc refuse de s’emballer. Malgré une troisième place particulièrement prometteuse devant Lewis Hamilton, le Monégasque redoute que l’une des principales faiblesses de la SF-26 ne soit brutalement exposée pendant la course.

Le problème se situe dans les longues lignes droites de Monza. Ferrari savait avant même d’arriver en Italie qu’elle risquait d’y souffrir face aux motorisations concurrentes, et particulièrement face à Mercedes.

Or, Leclerc et Hamilton seront directement entourés de rivaux particulièrement rapides dans cet exercice : Pierre Gasly et George Russell devant eux, puis Max Verstappen et Oscar Piastri derrière.

“Nous allons souffrir dans les lignes droites”

Ferrari dispose pourtant d’une monoplace particulièrement efficace dans les virages. Leclerc espère que cet avantage permettra à la Scuderia de compenser une partie de ce qu’elle abandonne dans les portions à pleine charge.

“Je m’attends à ce que nous soyons plus forts, mais il est également vrai que nous allons souffrir dans les lignes droites”, prévient Leclerc.

La conséquence pourrait être particulièrement problématique lorsqu’il faudra défendre une position.

“Nous allons être assez exposés face aux autres, mais nous sommes rapides dans les virages. J’espère donc que cela nous aidera à rester avec eux.”

À Monza, la combinaison entre aspiration et longues zones de pleine charge pourrait rendre les Ferrari vulnérables, même si Leclerc et Hamilton parviennent à prendre l’avantage dans les portions plus sinueuses.

Le nouveau moteur Ferrari ne règle pas tout

La Scuderia dispose pourtant ce week-end d’une évolution de son groupe propulseur utilisant son système ADUO.

Cette amélioration a permis à Ferrari de progresser, mais elle ne peut pas totalement compenser une caractéristique fondamentale de l’architecture de son moteur.

Le turbo Ferrari est sensiblement plus petit que celui de certains concurrents. Ce choix présente plusieurs avantages : le moteur répond rapidement à bas régime et souffre moins du phénomène de latence du turbo, ce qui favorise notamment la motricité en sortie de virage.

En revanche, cette architecture pénalise Ferrari lorsque la vitesse augmente et que la puissance maximale devient déterminante.

Sur la majorité des circuits, l’excellent châssis de la SF-26 peut permettre de compenser ce handicap. À Monza, où les lignes droites occupent une part considérable du tour, le problème devient beaucoup plus difficile à masquer.

Ferrari doit parfois limiter sa puissance

Leclerc révèle surtout une différence importante avec Mercedes dans la manière dont l’énergie peut être déployée pendant un tour.

“Il existe des lignes droites où nous devons choisir les endroits où nous ne pouvons pas déployer la puissance, alors que Mercedes peut continuer à le faire dans ces mêmes portions.”

Cela pourrait créer des écarts de vitesse significatifs à certains endroits du circuit.

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“Il y aura donc, par défaut, une grosse différence dans certaines lignes droites.”

Une situation potentiellement problématique puisque Gasly et Russell, qui occupent la première ligne, disposent tous les deux d’un moteur Mercedes.

Piastri, qui partira sixième après sa pénalité, bénéficie lui aussi du groupe propulseur Mercedes avec sa McLaren.

Leclerc s’attend à une course en accordéon

La différence entre les forces de Ferrari dans les virages et ses faiblesses dans les lignes droites pourrait produire un scénario assez particulier.

Leclerc s’attend à voir les écarts varier constamment au cours d’un même tour : Ferrari pourrait recoller dans les virages avant de reperdre du terrain dès que ses adversaires pourront exploiter toute leur puissance.

“Je pense que nous allons assister à une sorte de course en accordéon, à moins que nous nous retrouvions tous miraculeusement sur la même stratégie pneumatique, ce dont je doute.”

Le choix des pneus et le moment des arrêts pourraient donc devenir déterminants pour permettre à Ferrari de créer des décalages stratégiques et d’éviter de rester prisonnière de rivaux plus rapides en ligne droite.

Leclerc espère malgré tout un “miracle”

La position de départ offre néanmoins à Ferrari une véritable opportunité.

Leclerc sera troisième et Hamilton quatrième, directement derrière Gasly et Russell. Avec ses deux voitures regroupées, la Scuderia pourra également utiliser plusieurs options stratégiques pour tenter de déstabiliser ses adversaires.

Hamilton a d’ailleurs déjà insisté sur la nécessité pour Ferrari de travailler collectivement afin de mettre sous pression la Mercedes de Russell.

Leclerc reste lui aussi déterminé à chercher une solution malgré les limites techniques de la SF-26.

“Voyons si nous pouvons trouver une sorte de miracle en les surprenant à d’autres endroits.”

Pour Ferrari, l’objectif sera donc de maximiser ses qualités dans les virages, de parfaitement gérer les pneumatiques et d’exploiter chaque opportunité stratégique.

Une bataille compliquée devant les tifosi

La deuxième ligne entièrement rouge constitue une occasion idéale de rêver d’une victoire à domicile. Mais la course pourrait se révéler beaucoup plus compliquée que ne le suggère la grille.

Leclerc et Hamilton devront non seulement attaquer Gasly et Russell, mais également surveiller Verstappen et Piastri derrière eux. S’ils se retrouvent sous pression dans les longues lignes droites, leur capacité à défendre pourrait rapidement être mise à rude épreuve.

Tout dépendra donc de la capacité de Ferrari à transformer son avantage dans les virages en une marge suffisante avant les principales zones de dépassement.

Leclerc sait que la SF-26 possède les qualités nécessaires pour se battre aux avant-postes, mais Monza expose précisément l’une de ses plus grandes faiblesses. Pour triompher devant les tifosi, Ferrari devra donc trouver ce petit “miracle” que le Monégasque appelle de ses vœux.

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