La FIA admet qu’une pénalité aurait dû être infligée à Leclerc après son duel avec Piastri

La FIA admet qu'une pénalité aurait dû être infligée à Leclerc

La FIA a reconnu que les commissaires sportifs du Grand Prix de Belgique auraient probablement dû sanctionner Charles Leclerc après son accrochage avec Oscar Piastri à Spa-Francorchamps.

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Le sujet a occupé une grande partie de la réunion organisée jeudi soir au Hungaroring entre les pilotes et les commissaires, au cours de laquelle il a été admis que la défense du Monégasque avait dépassé les limites acceptables.

Lors du Grand Prix de Belgique, Leclerc avait défendu sa troisième place face à Piastri dans la montée vers Les Combes, en poussant la McLaren vers l’extérieur de la piste.

Les deux monoplaces s’étaient touchées dans la zone de freinage, endommageant le plancher de la voiture de l’Australien (photo ci-dessus). Selon McLaren, ces dégâts lui avaient coûté entre deux et trois dixièmes de seconde au tour jusqu’à l’arrivée.

Fait de course ou incident punissable ?

Dans un premier temps, les commissaires avaient classé l’incident comme un simple fait de course, estimant que Piastri n’était pas suffisamment en position pour réussir son dépassement et que Leclerc suivait une trajectoire de course normale. Une décision qui avait suscité de nombreuses interrogations dans le paddock, plusieurs pilotes craignant qu’elle ne crée un précédent en autorisant des défenses toujours plus agressives.

Après la course, Piastri avait lui-même exprimé son incompréhension : « De là où j’étais, j’étais sur la ligne blanche et j’ai été serré. Je pense que nous avons eu beaucoup de chance de ne pas avoir un accident plus important, car nous avons touché les roues au début de la zone de freinage. »

Le pilote McLaren ne réclamait pas forcément une lourde sanction, mais estimait qu’un avertissement aurait été justifié : « Je ne dis pas forcément que cela méritait une pénalité, mais au moins un drapeau noir et blanc ou quelque chose comme ça. Si nous considérons que c’est acceptable, cela signifie qu’on peut laisser le strict minimum d’espace à un autre pilote sans conséquence, et ce n’est pas une bonne direction. »

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Une pénalité de cinq secondes plus appropriée

Selon les échanges intervenus lors de la réunion de Budapest, les commissaires ont reconnu qu’avec le recul, une intervention aurait dû avoir lieu. D’après les informations disponibles, une pénalité de cinq secondes aurait probablement constitué la décision la plus appropriée.

Quelques heures auparavant, Leclerc avait lui-même admis avoir peut-être franchi la limite : « À la fin de la journée, dans la voiture, j’essaie toujours de repousser les limites. Avec Oscar, c’était probablement un peu de l’autre côté de cette limite. Ce n’est sans doute pas la façon dont je veux courir tout le temps. C’est aussi risqué pour moi. On essaie toujours de laisser le moins d’espace possible, mais là, c’était peut-être un peu trop. »

Même si Ferrari estimait que l’incident restait sujet à interprétation, la position désormais adoptée par la FIA montre une volonté claire d’éviter que ce type de défense ne fasse jurisprudence pour les futurs duels en piste.

Des ajustements des directives de pilotage envisagés

La réunion du Hungaroring a également permis d’évoquer plusieurs évolutions possibles des directives de pilotage en vue de la saison 2027. Les discussions se poursuivront lors d’une seconde réunion prévue en fin d’année, avant une éventuelle validation officielle.

Une première modification entrera toutefois en vigueur immédiatement : les commissaires feront désormais preuve de davantage de souplesse lors des incidents survenant après les relances derrière la voiture de sécurité.

Cette approche sera alignée sur celle déjà appliquée au premier tour des Grands Prix, les pilotes ayant expliqué que ces phases restaient particulièrement délicates en raison des pneus refroidis et de la gestion de l’énergie des groupes propulseurs hybrides, qui rendent les monoplaces plus difficiles à contrôler.

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