Johnny Herbert révèle avoir reçu des menaces de mort après ses critiques de Max Verstappen

Johnny Herbert révèle avoir reçu des menaces de mort après ses critiques de Max Verstappen

Accusé de partialité par certains supporters de Max Verstappen, Johnny Herbert révèle avoir subi de violentes attaques en ligne, allant jusqu’à des menaces de mort.

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Johnny Herbert est revenu sur les nombreuses critiques dont il a fait l’objet après avoir pris position sur le pilotage de Max Verstappen. L’ancien pilote de Formule 1, également consultant pour Sky Sports F1 et ancien commissaire de la FIA, affirme avoir été la cible d’insultes particulièrement violentes.

La polémique remonte notamment au Grand Prix du Mexique 2024. Herbert faisait alors partie du collège des commissaires ayant infligé un total de 20 secondes de pénalité à Verstappen après plusieurs incidents avec Lando Norris.

Le Britannique avait ensuite publiquement critiqué l’attitude du Néerlandais, qualifiant notamment son approche en piste de particulièrement dure. Ses déclarations avaient alimenté les accusations de partialité, certains estimant qu’Herbert favorisait Norris en raison de leur nationalité britannique commune.

Une controverse qui avait rapidement dépassé le cadre sportif.

“Mort à Herbert”

Interrogé sur les supporters dont il avait reçu les attaques les plus virulentes, Herbert pointe principalement une partie du public néerlandais.

“C’est facile ! Les supporters néerlandais qui n’ont pas apprécié que je remette en question Max Verstappen.”

Il précise néanmoins que les messages ne provenaient pas exclusivement des Pays-Bas.

“En réalité, ils n’étaient pas uniquement néerlandais. Il y avait aussi des personnes d’autres pays : ‘Mort à Herbert’.”

Des propos qui illustrent la violence des attaques reçues par l’ancien pilote.

“C’étaient les pires. Ils m’accusent d’être partial.”

Herbert affirme que Martin Brundle, autre ancien pilote devenu consultant pour Sky Sports F1, continue lui aussi de faire régulièrement l’objet de ce type d’accusations.

Herbert rejette les accusations de partialité

Pour l’ancien commissaire de la FIA, il existe une certaine contradiction dans les critiques formulées par une partie des supporters de Verstappen.

“Ils disent : ‘Vous êtes partial envers Lewis Hamilton.’ Eh bien, nous sommes Britanniques et Lewis est Britannique.”

“Vous êtes Néerlandais, vous soutenez Max et vous dites que nous sommes partiaux, mais vous voulez que nous soutenions Max. Vous ne pouvez pas avoir les deux.”

Herbert reconnaît volontiers avoir davantage d’affinités avec les pilotes de son pays, tout en assurant que cela ne l’empêche pas de porter un jugement objectif sur leurs performances.

“Évidemment que nous allons soutenir un pilote britannique, mais cela reste objectif.”

Il assure également apprécier les exploits de Verstappen.

“Nous sommes également impressionnés par le Néerlandais volant. Si l’Angleterre affrontait les Pays-Bas au football, évidemment que je soutiendrais l’Angleterre.”

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Son rôle de commissaire était devenu problématique

La situation d’Herbert avait pris une dimension particulière en raison de son double rôle dans le paddock.

Commissaire de la FIA depuis 2010, il intervenait parallèlement dans les médias pour commenter l’actualité de la Formule 1. Ses prises de position publiques sur Verstappen avaient ainsi soulevé des interrogations concernant la compatibilité entre ses deux fonctions.

Quelques jours avant le début de la saison 2025 en Australie, Herbert avait finalement été écarté de son rôle de commissaire.

La FIA avait alors expliqué que son activité de consultant dans les médias était devenue “incompatible” avec les responsabilités d’un steward.

Herbert avait cependant fermement rejeté les accusations selon lesquelles ses décisions auraient été influencées par une quelconque préférence nationale.

Sky F1 également accusé de favoriser les Britanniques

Le débat dépasse d’ailleurs largement le cas personnel de Johnny Herbert. Sky Sports F1 est régulièrement accusé par certains supporters internationaux de privilégier les pilotes britanniques, notamment Lewis Hamilton, Lando Norris ou George Russell.

Herbert avait déjà répondu à ces critiques après son départ de la FIA.

“Sky reçoit également ces critiques, mais c’est tout simplement un diffuseur britannique !”

Il avait alors établi un parallèle avec les grandes compétitions internationales de football, où les commentateurs affichent souvent plus ouvertement leur soutien à leur pays.

Martin Brundle adopte toutefois une position différente sur le sujet. Le consultant britannique estime que Sky F1 parvient globalement à conserver une couverture équilibrée.

“Je ne pense pas que nous soyons partiaux. J’aime penser que nous sommes plutôt équilibrés.”

Brundle souligne la sensibilité des supporters

Après près de trois décennies passées à commenter la Formule 1, Brundle estime surtout avoir constaté à quel point une seule remarque négative pouvait prendre le dessus sur de nombreux commentaires positifs.

“Vous pouvez dire mille choses positives sur quelqu’un et une seule chose négative finira par lui parvenir, et ses supporters vont s’en emparer.”

Une polarisation particulièrement visible autour des pilotes les plus populaires de la grille.

Mais si les débats sur la partialité des consultants font partie du paysage médiatique de la Formule 1, les menaces révélées par Herbert franchissent une tout autre limite. Les désaccords sur Verstappen, Hamilton ou n’importe quel autre pilote peuvent alimenter les discussions entre supporters, mais ils ne sauraient justifier les attaques personnelles et encore moins les menaces de mort.

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