Mercedes et Ferrari auraient déjà creusé un écart inquiétant avec leurs rivales à Madrid

Mercedes et Ferrari auraient déjà creusé un écart inquiétant avec leurs rivales à Madrid

Les premiers essais sur le Madring ont fait émerger une tendance nette : Mercedes et Ferrari semblent avoir trouvé un équilibre que leurs principales rivales cherchent encore.

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Le nouveau Madring devait potentiellement rebattre les cartes, mais les deux premières séances d’essais libres ont au contraire fait apparaître une hiérarchie particulièrement claire. Mercedes et Ferrari semblent pour l’instant disposer des deux monoplaces les plus polyvalentes du plateau, avec un avantage notable sur leurs principales rivales.

Dès les EL1, les W17 et SF-26 ont affiché un équilibre convaincant malgré l’absence totale de données réelles sur ce nouveau circuit. La tendance s’est confirmée lors des EL2, où les deux équipes ont encore affiné leurs réglages sans devoir modifier profondément leurs monoplaces. Une facilité d’adaptation qui pourrait révéler une qualité essentielle de leurs voitures 2026.

Mercedes et Ferrari immédiatement dans le rythme

Toutes les équipes ont dû arriver à Madrid avec des réglages déterminés uniquement à partir de simulations et de données prédictives. Aucun roulage préalable en Formule 1 ne permettait de vérifier si ces choix fonctionneraient réellement une fois les voitures en piste.

Dans cet exercice, Mercedes et Ferrari semblent avoir visé particulièrement juste. Les réactions de leurs monoplaces correspondaient suffisamment aux attentes pour permettre aux ingénieurs de se concentrer immédiatement sur des ajustements précis plutôt que de devoir revoir complètement leurs configurations.

Cette tendance s’est renforcée au cours des EL2. Avec l’amélioration progressive de l’adhérence, les deux équipes ont continué à optimiser leurs voitures en n’effectuant que des changements relativement limités par rapport à la séance du matin. À l’avant, les écarts se sont alors resserrés autour du dixième de seconde.

Deux monoplaces particulièrement polyvalentes

Cette capacité à être immédiatement performantes sur un tracé aussi varié pourrait surtout démontrer la polyvalence de la Mercedes W17 et de la Ferrari SF-26. Contrairement à certaines de leurs rivales, leurs performances semblent moins dépendantes des caractéristiques spécifiques d’un circuit.

Les deux voitures n’obtiennent toutefois pas leurs chronos de la même manière. Mercedes conserve notamment un avantage grâce aux performances de son groupe propulseur, particulièrement utiles dans les portions rapides du Madring.

Ferrari se distingue davantage par les qualités dynamiques de sa monoplace. La SF-26 s’est montrée particulièrement réactive lors des changements rapides de direction du deuxième secteur, permettant à Charles Leclerc et Lewis Hamilton d’exploiter efficacement les portions les plus techniques.

Aucun concept ne domine totalement sur le Madring

Le tracé madrilène présente justement une difficulté particulière : aucune caractéristique ne semble suffisamment dominante pour construire l’intégralité des réglages autour d’elle. Les portions techniques comptent autant que les secteurs parcourus à haute vitesse.

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Privilégier exclusivement l’appui aérodynamique pénaliserait donc la voiture dans les zones rapides, tandis qu’une configuration entièrement tournée vers l’efficacité aérodynamique coûterait trop de temps dans les enchaînements plus sinueux. Le défi consiste à trouver le meilleur compromis entre ces deux exigences.

Sur ce point, Mercedes et Ferrari semblent avoir pris une longueur d’avance. Les forces respectives de leurs monoplaces sont différentes, mais aucune des deux n’a montré de faiblesse suffisamment importante dans un secteur pour compromettre l’ensemble du tour.

Les pneumatiques pourraient désormais faire la différence

Avec des performances aussi proches entre les deux équipes, la bataille pourrait maintenant se jouer principalement autour de l’exploitation des pneumatiques. L’usure de la bande de roulement s’est révélée visible sur l’ensemble des monoplaces vendredi, dans des conditions rendues particulièrement exigeantes par les températures élevées de la piste.

Mercedes et Ferrari ont néanmoins réussi à maintenir un rythme relativement constant pendant leurs longs relais. Cette régularité pourrait devenir un atout important dimanche, alors que plusieurs pilotes ont déjà souligné l’importance du graining et les difficultés attendues pour préserver les gommes.

La capacité à placer les pneumatiques dans leur fenêtre optimale sera également déterminante en qualifications. Sur un revêtement neuf dont l’adhérence évolue rapidement, quelques degrés de différence dans la préparation des gommes pourraient suffire à départager deux voitures aux performances très proches.

Red Bull et McLaren déjà hors du match ?

La principale conclusion de cette première journée concerne finalement les autres prétendants. À ce stade du week-end, aucune troisième équipe ne semble véritablement capable de se mêler au duel entre Mercedes et Ferrari.

Red Bull n’a pas encore trouvé l’équilibre idéal de la RB22, Max Verstappen terminant cinquième puis sixième vendredi. Le Néerlandais a notamment réclamé davantage de performance sur un tour et une meilleure compréhension des pneumatiques sur les longs relais.

McLaren se trouve également en retrait. Oscar Piastri n’a pris que la septième place des EL2, tandis que Lando Norris a perdu l’intégralité de la séance à cause d’un problème de boîte de vitesses. L’équipe britannique doit encore trouver plusieurs dixièmes tout en permettant à son champion du monde de rattraper son retard dans l’apprentissage du circuit.

Après seulement deux séances, la prudence reste évidemment nécessaire, mais la première tendance est frappante : Mercedes et Ferrari semblent avoir compris le Madring beaucoup plus rapidement que leurs rivales. Si Red Bull et McLaren ne trouvent pas rapidement davantage de performance, la pole position et la victoire pourraient bien se transformer en duel entre les W17 et les SF-26.

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