
Lance Stroll n’a pas mâché ses mots avant Miami. Le Canadien critique violemment la direction actuelle de la F1.
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Le pilote Lance Stroll a livré l’une des sorties les plus dures de la saison à l’encontre de la Formule 1 moderne. À la veille du Grand Prix de Miami, il a dénoncé un sport qui s’éloigne, selon lui, de son essence même.
“Tout ce qui est gestion partielle de l’accélérateur détruit complètement la course. On passe notre temps à gérer l’énergie, à lever le pied, à réfléchir aux batteries… Ce n’est plus naturel à piloter” explique-t-il, pointant directement du doigt les contraintes imposées par les nouvelles réglementations.
Le Canadien regrette une discipline devenue trop artificielle, où les pilotes ne peuvent plus attaquer pleinement. Selon lui, la F1 actuelle est loin des standards qu’elle devrait incarner.
“On est à des années-lumière de la vraie F1”
Dans son analyse, Stroll va encore plus loin en comparant la F1 d’aujourd’hui à celle des années 2000. Il évoque notamment le bruit, la légèreté et l’agilité des anciennes monoplaces, qu’il considère bien plus spectaculaires.
“On est à des années-lumière de ce que devraient être des vraies F1. Pendant la pause, je regardais d’anciennes courses… le son, le caractère, l’intensité… c’était autre chose” confie-t-il.
Il déplore également le poids actuel des voitures et leur manque de sensations. Pour illustrer son propos, il n’hésite pas à comparer avec des monoplaces de catégories inférieures.
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“J’ai roulé en F3 récemment, et c’est mille fois plus fun. Tu appuies, tu as exactement ce que tu demandes. C’est simple, direct, naturel.”
Une F1 dictée par le business ?
Au-delà de l’aspect technique, Stroll met en lumière une fracture entre la vision des pilotes et celle des dirigeants. Selon lui, la Formule 1 privilégie désormais son image et son attractivité commerciale au détriment du plaisir de pilotage.
“La F1 est un business. Ils veulent protéger leur produit. Mais nous, les pilotes, on sait ce que ça fait de piloter de vraies bonnes voitures” affirme-t-il.
Malgré tout, il reconnaît que le succès populaire reste intact, notamment grâce à l’exposition médiatique croissante du championnat. Mais pour les puristes, le constat est clair.
“Les fans qui connaissent vraiment la course, les pilotes… il n’y a pas à se cacher : aujourd’hui, ce n’est pas aussi bon que ça pourrait l’être.”
Une sortie fracassante qui relance, une fois de plus, le débat sur l’avenir technique et sportif de la Formule 1.
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