Lance Stroll critique la nouvelle F1 : “Ce n’est tout simplement pas amusant”

Lance Stroll n’est pas convaincu par les nouveaux moteurs introduits en Formule 1 cette saison. Le Canadien réclame un système beaucoup plus simple pour les pilotes.

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La révolution technique de 2026 continue de susciter des critiques parmi les pilotes. Après Max Verstappen, Fernando Alonso ou encore Lewis Hamilton, Lance Stroll exprime à son tour son mécontentement face au fonctionnement des nouveaux groupes propulseurs.

Depuis cette saison, environ la moitié de la puissance disponible provient de la partie électrique, contre environ 20 % auparavant. Cette évolution oblige les pilotes à gérer constamment l’énergie disponible et sa récupération.

Le déploiement électrique est également largement contrôlé par les systèmes embarqués. Une situation qui peut parfois créer un décalage entre la puissance demandée par le pilote et celle effectivement délivrée par la monoplace.

Pour Stroll, cette complexité nuit directement au plaisir de piloter et à la qualité des affrontements en piste.

Stroll dénonce une F1 devenue “yo-yo”

Le pilote Aston Martin regrette notamment la manière dont la gestion de la batterie influence désormais les dépassements.

“C’est dommage que nous nous retrouvions avec ce règlement et toutes ces courses en yo-yo, déplore Stroll. Nous devons gérer la batterie, puis il y a de la confusion dans le système et il ne délivre pas la puissance que nous attendons.”

Un pilote peut ainsi utiliser une quantité importante d’énergie pour dépasser avant de devoir lever le pied afin de recharger sa batterie, donnant alors à son adversaire la possibilité de riposter.

“Nous effectuons un dépassement, puis nous devons recharger pendant deux tours, ou des choses comme ça.”

Pour le Canadien, le fonctionnement idéal d’une F1 devrait être beaucoup plus intuitif.

“Vous appuyez à 100 %, vous obtenez 100 %”

Stroll souhaiterait que la puissance délivrée soit directement proportionnelle à la demande du pilote, sans que la gestion électronique et énergétique ne vienne autant interférer.

“Pour moi, une vraie course devrait fonctionner ainsi : vous appuyez sur l’accélérateur pour demander une certaine quantité de puissance et c’est ce que vous obtenez.”

“Si vous demandez 50 % de puissance, vous obtenez 50 %. Si vous demandez 100 %, vous obtenez 100 %. C’est comme cela que ça devrait fonctionner selon moi.”

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Une philosophie à l’opposé de celle imposée par les groupes propulseurs de 2026, qui reposent beaucoup plus largement sur la récupération et le déploiement de l’énergie électrique.

“Mais nous nous retrouvons maintenant avec ce règlement qui n’est pas très agréable, donc j’espère que les choses vont s’améliorer.”

Un retour aux moteurs atmosphériques ?

Le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem a déjà évoqué la possibilité d’un retour des moteurs V8 lors du prochain grand cycle réglementaire, potentiellement en 2030 ou 2031.

Une perspective qui semble séduire Stroll. Le pilote Aston Martin estime qu’un groupe propulseur plus simple pourrait résoudre une partie des problèmes rencontrés actuellement.

“À moins de revenir à des moteurs atmosphériques ou simplement à des groupes propulseurs plus simples qui permettraient de résoudre les problèmes que nous rencontrons…” avance-t-il.

Le Canadien assure toutefois que les pilotes finissent toujours par adapter leur manière de conduire aux caractéristiques des monoplaces.

“Quelle que soit la voiture que vous pilotez, elle vous donne différentes choses auxquelles réfléchir. C’est donc simplement un élément supplémentaire à prendre en compte.”

“Ce n’est plus aussi amusant qu’avant”

Plus que la complexité technique, c’est surtout la sensation au volant qui dérange Stroll.

“Ce n’est tout simplement pas amusant. Ce n’est pas amusant de piloter des voitures dont la puissance diminue à la fin des lignes droites comme c’est le cas avec ces monoplaces et ce règlement.”

Il regrette également la réduction de l’appui aérodynamique par rapport aux précédentes générations de F1, nécessaire notamment pour répondre aux contraintes des nouveaux groupes propulseurs.

“Nous avons perdu de l’appui dans les virages par rapport aux années précédentes simplement pour accompagner ces groupes propulseurs. Ce n’est tout simplement plus aussi amusant qu’avant.”

Alors que la réglementation 2026 devait ouvrir une nouvelle ère pour la Formule 1, les critiques des pilotes se multiplient donc. Et pour Stroll, la prochaine génération de moteurs devra surtout retrouver une caractéristique essentielle : offrir au pilote une réponse directe lorsqu’il appuie sur l’accélérateur.

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