
Arrivé chez Ferrari en octobre 2024 pour succéder à Enrico Cardile à la tête du département technique, l’ingénieur français Loïc Serra a profondément réorganisé le fonctionnement de la Scuderia.
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Après une saison 2025 de transition, marquée par des résultats décevants mais riches en enseignements, le Français est aujourd’hui au cœur du renouveau technique qui permet à Ferrari de retrouver les avant-postes.
La saison 2025 a surtout servi de période d’apprentissage. Face à des performances en deçà des attentes, le directeur technique s’est attaché à analyser en profondeur les forces et les faiblesses de sa monoplace afin de préparer au mieux l’entrée en vigueur du nouveau règlement.
Une organisation entièrement repensée
Fort de son expérience acquise chez Michelin puis Mercedes en passant par Sauber (racontée ici par l’intéressé lui-même), Serra a apporté une expertise reconnue en dynamique du véhicule. Sa capacité à faire travailler de concert l’aérodynamique, le châssis, les suspensions et les pneumatiques constitue l’un des principaux changements apportés à Maranello.
La SF-26 illustre parfaitement cette nouvelle philosophie de travail. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le développement aérodynamique, Serra a mis en place une organisation favorisant une collaboration beaucoup plus étroite entre les différents départements techniques. L’objectif est de raccourcir les cycles de développement et d’améliorer la prise de décision grâce à une meilleure circulation de l’information entre les équipes.
Le département aérodynamique, dirigé par Diego Tondi avec le soutien notamment de Franck Sanchez, travaille désormais en étroite collaboration avec Serra. Les échanges entre les simulations CFD, les essais en soufflerie et le développement en piste sont ainsi devenus beaucoup plus fluides.
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Cette nouvelle méthode permet d’accélérer la validation des évolutions et d’optimiser leur efficacité avant leur introduction en Grand Prix, sous le leadership du team principal Frédéric Vasseur et de son adjoint Jérôme D’Ambrosio (photo ci-dessus), très proche de Serra pour l’avoir côtoyé chez Mercedes, qui assure souvent la permanence à l’usine.
Un accent sur les pneus et la dynamique du véhicule
L’un des principaux axes de travail de Serra concerne également la compréhension des pneumatiques, fruit de sa formation par Michelin, un domaine dans lequel Ferrari avait régulièrement souffert ces dernières saisons. Son expertise en dynamique du véhicule a permis de renforcer le travail sur les suspensions et le comportement mécanique de la SF-26, deux éléments qui contribuent aujourd’hui aux bonnes performances de la monoplace sur une grande variété de circuits.
Cette approche plus globale vise à exploiter au mieux les pneus tout au long d’un relais, un facteur devenu essentiel dans la Formule 1 actuelle. Si Loïc Serra occupe désormais un rôle central, la transformation de Ferrari reste avant tout le fruit d’un travail collectif. Aux côtés du Français, plusieurs responsables techniques jouent un rôle majeur dans le développement de la SF-26, parmi lesquels Diego Tondi à l’aérodynamique ou encore Fabio Montecchi, chargé de l’ingénierie châssis.
Contrairement à certaines équipes qui reposent largement sur une figure emblématique, comme Adrian Newey chez Aston Martin, Ferrari a choisi une organisation plus transversale, fondée sur une collaboration renforcée entre les différents départements.
Ce changement de méthode semble aujourd’hui porter ses fruits. Sans révolution spectaculaire, mais grâce à une meilleure communication et à une approche plus intégrée du développement, Ferrari semble avoir posé les bases d’un nouveau cycle technique susceptible de ramener durablement la Scuderia au sommet de la Formule 1.
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