
C’est l’événement de la semaine : Max Verstappen va enflammer le Nürburgring et les 300.000 spectateurs massés autour de la Nordschleife, mais d’autres anciens de la F1 s’y étaient déjà frottés…
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Verstappen s’apprête à faire ses débuts aux 24 Heures du Nürburgring, rejoignant une longue liste de pilotes de F1 ayant affronté le mythique « Green Hell » (surnom donné par Jackie Stewart après sa victoire sous la pluie dans le Grand Prix en 1968) depuis 1970.
Sa participation est particulièrement marquante grâce à ses quatre titres mondiaux, un palmarès supérieur à celui de la plupart des anciens pilotes de Formule 1 engagés dans l’épreuve.
Des multiples vainqueurs
Avec plus de 230 départs en Grand Prix, Verstappen figure parmi les pilotes les plus expérimentés à prendre part à cette course d’endurance. Cela confirme son statut de référence parmi les pilotes actifs, même si le calendrier moderne de la F1 compte aujourd’hui davantage de manches qu’autrefois.
Malgré ce CV impressionnant, Verstappen est encore loin des records de Hans-Joachim Stuck, auteur de 19 participations et trois victoires dans les 24 Heures du Nürburgring, ou du Portugais Pedro Lamy, quintuple vainqueur. Les pilotes allemands ont historiquement marqué l’épreuve, avec des noms comme Bernd Schneider et Heinz-Harald Frentzen ayant eux aussi effectué la transition depuis la F1.
Les précédentes performances de Verstappen au Nürburgring, notamment une victoire en NLS, ont déjà démontré sa capacité à jouer les premiers rôles. Même si ce succès a ensuite été annulé pour une irrégularité technique, son association avec Jules Gounon et Dani Juncadella a laissé entrevoir un fort potentiel.
Engagé sur une Mercedes-AMG GT3, Verstappen espère marquer les esprits dès sa première participation. Une victoire serait historique, mais l’objectif le plus réaliste reste d’acquérir de l’expérience. Sa présence ajoute en tout cas un nouveau chapitre à l’histoire des pilotes de Formule 1 sur la Nordschleife du Nürburgring.
Winkelhock admiratif
Lui-même éphémère pilote de F1, Markus Winkelhock a salué l’adaptation impressionnante de Max Verstappen à l’endurance, en particulier sa gestion du trafic dans la section rapide de Flugplatz.
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« Pour moi, c’est agréable de voir Max rouler là-bas de façon totalement naturelle. Au final, c’est une superstar de la F1, mais il ne se comporte pas comme telle, observe le fils du regretté Manfred Winkelhock. Je pense qu’il apprécie cela parce que c’est un univers complètement différent. Je ne connais pas Max très bien. »
« Franchement, je suis vraiment impressionné par la manière dont il s’y prend. Il vient d’une F1, une voiture beaucoup plus légère avec énormément d’appui aérodynamique, souligne-t-il. C’est une voiture totalement différente, et passer d’un monde à l’autre est déjà difficile. »
« Mais ensuite, arriver sur la Nordschleife, qui n’est pas un circuit normal, sans expérience là-bas… Je me souviens que lors de ma première fois en GT3, il m’a fallu plusieurs séances d’essais de plus que Max pour atteindre ce niveau de performance, admet-il. Je mesure à quel point c’est difficile, et ce qu’il fait est fou. C’est incroyable. »
Gestion du trafic
Winkelhock a également souligné la capacité de Verstappen à gérer la charge mentale liée au trafic, une compétence essentielle en endurance : « Le trafic, les pilotes de F1 n’y sont pas habitués, surtout avec ces énormes différences de vitesse entre les voitures lentes et rapides. Il y a 160 à 180 voitures en piste, n’est-ce pas ? »
« Parfois, l’écart de vitesse atteint 80 km/h, voire plus. Savoir lire et anticiper ce trafic peut faire gagner ou perdre énormément de temps aux pilotes GT3, analyse-t-il. Il est parfois plus intelligent de lever le pied pour créer un écart, puis de ressortir de Flugplatz avec plus d’élan afin de dépasser à la sortie. Beaucoup de pilotes moins expérimentés restent bloqués derrière une voiture plus lente avant de réaccélérer. »
« Max comprend parfaitement comment garder le rythme dans le trafic, conclut-il. J’ai regardé la caméra embarquée de sa deuxième course en Mercedes pendant 45 minutes, uniquement concentré sur lui. Je l’ai vu suivre l’Audi de Christopher Haase, et c’était remarquable… C’était fou de voir le niveau d’expérience qu’il possède déjà. Vraiment impressionnant. »
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